Nombre total de pages vues

jeudi 3 septembre 2009

La part de l'autre.

Le ciel s'est voilé doucement
Le soleil n'est plus à son firmament
De toutes ses forces , il s'acharne à vivre
Pourtant dans ce monde il n'est pas libre.

Il court en lui comme une folle frénésie
Qui gagne du terrain jusque dans son esprit
Certains parleront même de folie .
Il se cache , là, tapis dans l'ombre
Pour n'apparaître que lorsqu'il fait sombre

Le ciel s'est voilé doucement
Le soleil n'est plus à son firmament
De toutes ses forces , il s'acharne à vivre
Pourtant dans ce monde il n'est pas libre

C'est tout ce qui est mauvais en lui
qui court , vole , s'enfuit .
C'est un inconnu à qui il fait face
Qui sait, peut être à son pire ennemi
Cette silhouette, cette chimère , cette carcasse.

Le ciel s'est voilé doucement
Le soleil n'est plus à son firmament
De toutes ses forces , il s'acharne à vivre
Pourtant dans ce monde il n'est pas libre

Privé par sa faute, de sa propre vie
Mais que faire sans amour , sans envie
Prisonnié de son mal être
pourtant il ne veut pas se soumettre
Il devient son propre bourreau, son propre traître

Le ciel s'est voilé doucement
Le soleil n'est plus à son firmament
De toutes ses forces , il s'acharne à vivre
Pourtant dans ce monde il n'est pas libre

Trop soucieux de la perfection
Il en a perdu sa propre raison
Tendre à quelque chose d'inaccessible
Voila ce qui le rend irascible
Il se meurt dans sa propre vanité
D'atteindre un jour l'éternité
Et quand même ce jour fut venu
Il ne pourra jamais se sentir repu
Cruelle destinée que de courir
pour n'arriver qu'à une seule fin: celle de mourir.


Le ciel s'est voilé doucement
Le soleil n'est plus à son firmament
De toutes ses forces , il s'acharne à vivre
Pourtant dans ce monde il n'est pas libre

L'insoutenable exigence dont il est accablé
L'a bon gré mal gré déjà au fond tué
Vouloir ce que les dieux ne peuvent lui offrir
Lui lacère la chair un peu plus à chaque instant
On peut déjà voir apparaître les premières gouttes de sang.

Le ciel s'est voilé doucement
Le soleil n'est plus à son firmament
De toutes ses forces , il s'acharne à vivre
Pourtant dans ce monde il n'est pas libre

Sortez le s'il vous plait du guêpier
Dans lequel son corps s'est figé
Sortez le de son indicible souffrance
sous peine que son funèbre train
Soit déjà à quai, soit déjà en partance
vers des contrées où jamais on ne revient.

1 commentaire:

Emma a dit…

Tu as des mots doux Etienne. Comme on le pense l'inspiration se puise dans la douleur. Mais comme je t'ai dit tu mets de la beauté sur la vérité. Ton poème est à la fois beau et tragique.